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Tutoriels

Installer Document Flare comme une app : hors ligne, partage Android et double-clic

Pas de store ni de compte : installation en deux clics, ouverture d’un PDF par double-clic, réception via le partage Android et fonctionnement hors ligne après une première visite en ligne.

Sommaire

Une boîte à outils PDF qui s’installe comme une application native — icône sur le bureau, fenêtre dédiée, fichiers reçus directement depuis le système — sans passer par un magasin d’applications ni créer de compte : c’est ce que permet le format PWA (Progressive Web App). Document Flare en exploite toutes les capacités, y compris la plus rare : un fonctionnement complet hors ligne, après une première visite en ligne.

Une application sans magasin d’applications

Une PWA est un site web accompagné de deux pièces : un manifeste (manifest.webmanifest), qui déclare le nom, les icônes et le mode standalone — l’app s’ouvre dans sa propre fenêtre, sans barre d’adresse — et un service worker, un script qui s’interpose entre l’app et le réseau. C’est lui qui rend possible tout le reste : installation, ouverture de fichiers, hors ligne.

Conséquence pratique : pas de store, pas de compte, pas de CGU d’une plateforme tierce. Les mises à jour arrivent du site lui-même — et, comme nous le verrons, elles sont proposées, jamais forcées.

Installer en deux clics

  1. Ouvrez documentflare.com dans Chrome ou Edge, sur ordinateur ou Android.
  2. Cliquez sur l’icône d’installation dans la barre d’adresse — ou, dans le menu du navigateur, « Installer Document Flare » / « Ajouter à l’écran d’accueil ». Sur iOS, passez par Safari : Partager → « Sur l’écran d’accueil ».
  3. L’application s’ouvre dans sa fenêtre et rejoint le lanceur, le bureau ou l’écran d’accueil, comme n’importe quelle app installée.

Réserve honnête : l’installation fonctionne partout, mais les intégrations système décrites ci-dessous — ouverture directe et partage — sont l’apanage des navigateurs Chromium. Safari installe l’app sans ces handlers.

Ouvrir un PDF par double-clic

Le manifeste déclare un file_handlers : action /?launch=open, pour le type application/pdf et l’extension .pdf. Une fois l’app installée sous Chrome ou Edge (version 102 ou ultérieure, sur ordinateur), un clic droit sur un PDF propose « Ouvrir avec Document Flare » — et le double-clic peut en faire le gestionnaire par défaut.

La mécanique est entièrement locale : le navigateur expose window.launchQueue, notre LaunchQueueBridge y lit les descripteurs de fichiers, en extrait les objets File et les injecte dans l’espace de travail via un relais interne (handoff store). Le document est ouvert, prêt à être traité — il n’a transité par aucun serveur.

Le manifeste déclare aussi un gestionnaire de protocole web+documentflare: : un navigateur compatible peut associer ces liens à l’application. Un lien web+documentflare:merge-pdf ouvre directement la page de l’outil — le slug est borné au format des identifiants du catalogue, jamais un chemin arbitraire.

Recevoir un PDF depuis le partage Android

Second handler du manifeste, share_target : une cible de partage en POST multipart vers /share-target, acceptant application/pdf. Concrètement : depuis le mail, le scanner ou le gestionnaire de fichiers Android, « Partager → Document Flare » dépose le document dans l’app.

Le trajet est défensif par construction. Le service worker intercepte le POST — uniquement s’il s’agit d’une navigation —, vérifie la signature %PDF- de chaque fichier, borne le partage à 10 fichiers et 100 Mio au total, puis dépose les fichiers dans un cache tampon à lecture unique avant de rediriger vers l’espace de travail. Le bridge recharge les fichiers et le tampon est consommé : rien ne persiste après l’ouverture. En sortie de numérisation, c’est le chaînon idéal — voir notre guide pour numériser en PDF depuis le mobile.

Hors ligne après une première visite en ligne

La formulation exacte compte : Document Flare fonctionne hors ligne après une première visite en ligne. Au premier chargement, le service worker précache l’application complète — 380 fichiers, environ 8,4 Mio : pages pré-rendues, code, icônes, manifeste. Le précache avance fichier par fichier ; une coupure ou un quota plein laisse un état « partiel », consigné puis complété automatiquement au retour du réseau.

Ensuite, trois stratégies :

  • Navigations : le réseau d’abord, avec repli sur la page cachée, puis sur le shell applicatif — jamais de page blanche.
  • Assets applicatifs : servis depuis le cache, en liste blanche stricte — aucun octet de document ne peut y entrer.
  • Modèles lourds : l’OCR Tesseract (worker, cœur WASM, langue française — les quatre autres langues à la demande) et la recherche sémantique (~115 Mio de poids ONNX) se téléchargent une fois en ligne, puis persistent dans un cache dédié qui survit aux mises à jour. Si vous ouvrez ces outils hors ligne sans avoir le modèle, l’app le dit avant tout traitement — pas d’échec silencieux.

Deux signaux discrets complètent le dispositif : un badge n’apparaît que hors ligne ou en précache partiel, et quand une nouvelle version est prête, un bandeau propose « Recharger » ou « Plus tard » — le nouveau service worker attend votre geste, il ne s’impose jamais en cours de session.

Le scénario air-gapped, réellement

Conséquence de tout cela : après une session en ligne ayant téléchargé l’app et les modèles souhaités, vous pouvez couper le réseau — mode avion, poste isolé, environnement air-gapped. Les 52 outils locaux du catalogue fonctionnent, l’historique aussi. Et c’est vérifiable plutôt qu’affirmé : dans les outils de développement, onglet Réseau, cochez « Offline » puis traitez un PDF — tout s’exécute, et aucune requête ne transporte le document. L’onglet Application → Cache Storage montre les deux caches, df-app-* et df-models-v1. Le protocole complet de contrôle du trafic est dans notre test réseau en cinq minutes.

Une exception assumée : sept outils marqués « service distant éphémère » — conversions Word/Excel/PowerPoint/HTML vers PDF et inversement, résumé IA — envoient le document à un service éphémère après consentement explicite. Ils exigent une connexion, par construction, et le refusent sans elle.

Historique local : dans IndexedDB, purgable d’un geste

L’historique de l’espace de travail vit dans IndexedDB, sur votre appareil : métadonnées et octets de résultats, borné à 20 entrées et ~25 Mio d’octets conservés — au-delà, les octets des entrées les plus anciennes sont détachés, les métadonnées restent. Le bouton « Vider l’espace » purge intégralement cet historique — noms de fichiers et octets — ainsi que les fichiers chargés et les favoris. Seules survivent les préférences qui désactivent l’historique : ce sont des réglages de confidentialité, pas des données.

Limites honnêtes

  • Première visite en ligne obligatoire : rien ne fonctionne hors ligne à froid, et le précache représente ~8,4 Mio de téléchargement.
  • iOS : installation possible via Safari, mais ni l’ouverture directe de fichiers, ni la cible de partage, ni le gestionnaire de protocole ne sont pris en charge.
  • Outils distants : les sept conversions/résumé mentionnés restent hors de portée sans connexion.
  • IA du navigateur : la traduction et le résumé locaux reposent sur les modèles de Chrome/Edge 138+, gérés par le navigateur — pas par notre cache.
  • Précache partiel : en cas d’interruption, l’app reste utilisable en ligne et complète son cache au retour réseau — mais le hors ligne n’est garanti qu’une fois l’état complet.

Pour aller plus loin

Le pilier sur les outils PDF sans upload détaille l’architecture locale ; l’article sur la confidentialité du traitement local formalise la promesse. Pour enchaîner les outils sans re-téléverser, voyez les recettes partageables et le traitement par lot. Et si l’enjeu est déontologique, nos verticaux avocats, santé et RH déclinent ces garanties par métier.