Le TIFF n’est pas un format qu’on choisit par goût — c’est un format qu’on subit par exigence : une passerelle fax qui n’accepte que lui, un atelier d’imprimerie, une GED d’archivage qui refuse le JPEG. Quand le moment vient, il faut convertir chaque page du PDF en image TIFF, à la bonne résolution, sans passer par un service en ligne.
Ce que l’outil produit, précisément
La conversion passe par le moteur de rendu pdf.js — le même que celui de votre lecteur — puis par un encodeur TIFF écrit pour l’occasion, conforme au sous-ensemble TIFF 6.0 :
- RGB 24 bits, non compressé : le plus compatible qui soit — et le plus lourd.
- Un fichier TIFF par page, livrés dans un ZIP numéroté.
- Trois résolutions : 72, 150 ou 300 DPI, la résolution étant inscrite dans les métadonnées du fichier (les systèmes de fax et d’impression la lisent).
- 100 pages maximum, 50 Mio, traitement local.
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Choisir sa résolution
- 72 DPI — rendu écran. Suffisant pour une prévisualisation ou un workflow web, pas pour l’impression.
- 150 DPI — le défaut. Bon compromis archivage/poids pour les documents de bureau.
- 300 DPI — le standard impression et le plancher confortable pour une OCR en aval. Une page A4 fait alors ~2 480 × 3 508 pixels — et ~25 Mo non compressés.
L’avertissement qui compte : non compressé veut dire volumineux. Un dossier de 50 pages à 300 DPI produit plus d’un giga-octet. Prévoyez l’espace, ou n’exportez que les pages utiles — la division ou l’extraction avant conversion évite de générer l’intégralité.
Quand TIFF, quand PNG ou JPG
Le choix dépend de l’exigence en face :
- TIFF : quand le système cible l’impose (fax, PAO, certaines GED) ou quand l’injonction est « sans perte et standard d’archivage ».
- PNG : sans perte aussi, mais compressé — bien plus léger pour le web et la documentation, transparence en bonus.
- JPG : si le poids prime sur la fidélité (photos, envois rapides).
Ne convertissez en TIFF que parce qu’on vous le demande : à qualité égale, le PNG fait la même image en beaucoup moins de place.
Limites
- Pas de TIFF multi-pages unique — une image par page dans le ZIP.
- Pas de compression LZW ou CCITT G4 (le groupe 4, standard du fax noir et blanc, n’est pas encore encodé) : pour un fax monochrome, convertissez d’abord en niveaux de gris si nécessaire.
- Le texte devient des pixels : le résultat n’est plus recherchable ni sélectionnable — gardez le PDF source.
En résumé : un format d’exigence, servi au standard le plus compatible (RGB non compressé, métadonnées DPI), en trois résolutions et en local — à réserver aux flux qui le réclament vraiment.



